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Bad yogi

Bad yogiSi mon été 2015 devait être un tattoo, ce serait un genre de yin et yang, fait dans une vieille échoppe thaïlandaise. Au bambou, sur le cœur. Aïe…

Yin et Yang. Impulsions contradictoires. Oui, cet été était du grand n’importe quoi. J’avais prévu d’étudier, de méditer, de pratiquer (très) tôt le matin.

Mais comme disait John Lennon, « la vie c’est ce qui arrive pendant qu’on est occupé à faire autre chose… ».

Je n’ai donc rien fait de tout ce que j’avais prévu. Il faut dire que les étoiles n’ont pas été super cool avec moi. Elles m’ont complètement prise au dépourvu. Elles m’ont testée, m’ont mis trois menhirs sur le dos, une paire de talons aiguilles et m’ont dit : « allez, maintenant tu vas de l’autre côté de la rive. Et en dansant la Lambada please ! » Et c’est là que j’ai constaté à quel point mon chemin sur la voie du Yoga était encore long…

D’un autre côté, on n’imagine pas que le tragique de la vie puisse arriver pendant l’été. On ne tombe pas malade sur une plage, on ne se fait pas lourder un 14 juillet, on ne meurt pas au mois d’août. Le sable ne se conjugue pas au désespoir, à la perte ou au chagrin. L’été, c’est pour se dorer la pilule en lisant du Marc Lévy, boire des cocktails en écoutant Pata Pata de Coumba Gawlo et tomber amoureuse du numéro 10 de l’équipe de Volley. Pas pour voir l’existence se disloquer.

Mais après réflexion, j’ai kiffé. J’ai kiffé car l’enseignement que j’étais censée tirer de mon programme « yogico-estival » est arrivé par un autre chemin… Et d’une certaine façon je suis restée dans l’esprit summertime : j’ai embarqué pour les montagnes russes de la place du village, celles qui clignotent entre les auto-tamponneuses et la maison de la peur. Bouh.

Sans vous la faire mélo-drama-queen, j’ai une famille (très) compliquée, en partie désunie et qui se prend le chou puissante mille au carré. Aujourd’hui, j’ai cessé de m’en plaindre parce que j’ai compris le pouvoir de transformation que cela représentait. Et que c’est à travers les failles que jaillit la lumière… Malgré tout, il est parfois difficile d’éprouver de la compassion quand, par exemple, les personnes censées t’aimer de façon inconditionnelle vous descendent en flèche, vous renient, vous forcent à manger de la levure de bière… (Bon ça c’est pas très grave en fait). Mais en vérité, ce sont des personnes qui aiment. C’est juste qu’elles ne savent pas comment le gérer…

Tout cela a impacté mon quotidien pendant très longtemps. Famille compliquée = vie sentimentale compliquée, vie professionnelle compliquée, vie intergalactique compliquée. Heureusement, le Yoga est arrivé un matin, a sonné à ma porte et m’a dit : « Hey, tu voudrais pas que je mette un peu d’ordre ? ». Et j’ai accepté.

Pour autant, je suis encore loin d’être un modèle de vertu. Parfois, mon petit être intérieur blessé, à qui j’ai oublié de faire des bisous et des câlins, se débrouille pour bricoler une bombe artisanale. Et un matin, juste sous mon lit, je la fais exploser. Ensuite, je regarde les plumes voler. Chaos. Puis je me demande, en faisant les larmes couler, comment j’en suis arrivée là et surtout, comment je vais réparer ça ?

Peur. Mais il parait que quand on a peur, c’est signe que quelque chose de merveilleux est sur le point de se produire…

Une fois que le calme est revenu, je prend conscience que certaines choses ont bougé. Souvent de peu… Une étagère ou deux. Mais elles ont bougé pour toujours. Au début, je ne suis pas sûre d’aimer. Puis après quelques temps, je m’habitue. Finalement, j’aime bien. C’est mieux comme ça !

C’est la magie du Yoga. Lâcher prise sur un présent qui ne convient plus et accepter que les choses changent. Peu importe comment… Parfois, il faut que cela pète, qu’on se prenne une petite calotte, que quelqu’un claque la porte (ou claque tout court). Juste pour faire une mise au point, et réaliser ensuite à quel point la vie est belle comme elle est. Qu’on a rien perdu… que tout est là. Merci.

D’ailleurs, n’avons-nous pas choisi tout cela avant d’arriver ici ? Et comment savoir autrement que nous avons besoin de ces expériences sinon que nous les avons ? Vous me suivez ? 🙂

After every sunset, there is a sunrise…

7 Comments

  1. Murmur
    16 septembre 2015

    Je comprends ce que tu ressens avec un recul peut-être moindre que le tien.
    Ma pratique du yoga n’en est qu’à ses débuts. Dernièrement, alors que j’ai besoin d’être en forme pour me lancer dans de nouveaux projets, je me suis complètement bloqué le dos (impossible de toucher mes orteils… mes genoux tout juste, en les pliant et encore!)
    J’appris donc 2 leçons: l’humilité (c’est pas parce qu’on sait faire deux asanas qu’on est un yogi confirmé et qu’on essaie n’importe quoi n’importe comment) et la patience. Deux semaines de « convalescence » après l’ostéo. Réapprendre chaque mouvement, en respirant, en prenant le temps.
    Et puis j’ai compris que j’ai peur de me lancer dans ces nouveaux projets. Je flippe. Vraiment. Et je trouve cette phrase dans ton texte qui dit que « quand on a peur, c’est signe que quelque chose de merveilleux est sur le point de produire… ». Alors je vais me la répéter. Respirer. Et essayer.
    Merci pour ce texte qui arrive au bon moment

    • Laura
      16 septembre 2015

      Merci à toi 🙂
      Cette phrase sur la peur, c’est un super mantra. Ce n’est pas notre part d’ombre qui nous effraie mais, au contraire, notre capacité à briller. Briller à tel point que c’en est effrayant.
      Lance toi à corps perdu dans tes nouveaux projets. Quand on veut très fort quelque chose, l’univers nous le donne.
      A bientôt

  2. prettylittletruth
    16 septembre 2015

    Moi aussi, je n’ai pas suivi mon programme si bien que ca cet ete! Esperons qu’en Septembre, ca aille mieux 🙂

  3. adeline
    16 septembre 2015

    Re coucou
    Je viens de lire ton article Love&Yoga et du coup, je comprends pas quand tu dis que tu t’es fait lourdé, c’est par ta famille ?

    je viens aussi d’une famille compliquée et je m’appelle Rémia sans Famille.
    Le Yoga m’a aussi permis de remettre de l’ordre dans tout cela même si il y a encore beaucoup (trop) de jours difficiles. Mais je vais y arriver.
    Je ne sais pas si vraiment on ‘choisit’ sa vie avant de se réincarner. Je préfère le concept du karma / du destin.

    J’aimerai plus de jours lumineux, plus de chance, plus d’Amour.
    Contente de t’avoir lu. Peace&Love

    • Laura
      17 septembre 2015

      Coucou Adeline,
      Très bonne analyse 🙂 En fait, je ne me suis pas faite lourder, c’était simplement des exemples de choses que l’on imagine pas arriver pendant l’été. Et toute ne sont pas vraies.
      Je pense que l’on choisit sa vie mais en conservant notre libre arbitre ainsi que la loi du karma. Grand débat 🙂
      Je te souhaite des jours plus lumineux <3
      L.

  4. fannyhibou
    19 septembre 2015

    Comment je « kiffe » la vie aujourd’hui ! J’émerge doucement mais sûrement, les deux mains sur le bord du puit je me hisse et je me rends compte que dans mon Univers tout est bien, tout se met en place si je le demande, si j’y crois, que je ne lâche rien! Et il y a tout ces petits signes au quotidien qui me montrent que ma vie, que mon schéma de pensées intérieures changent, dont ton article qui tombe juste PILE POIL au bon moment pour moi! C’est fou, vraiment. Et je me reconnais vraiment dans tes lignes et ta conception de ce que devrait être l’été m’a bien fais sourire ! Je me suis mise au yoga il y a un an, j’avais essayé déjà pas mal de sports dans ma vie (surtout des sports de combats en fait) et je les abandonnais tous les uns après les autres, alors que le yoga c’est devenu un façon de vivre, un élément vital je ne croyais pas ça possible, j’en avais vraiment un mauvais regard avant =) Je te souhaite (avec 19 jours de retard il paraît) une bonne rentrée et un bon automne, aussi vivifiant pour toi que le fut ton été (mais avec pleins de trucs cools aussi hein)

  5. AnnSo
    21 septembre 2015

    Très joli article.
    Outre ce qu’on peut attendre du yoga et du travail que l’on peut faire sur soi, c’est le contexte qui m’a beaucoup parlé.
    Une vie plus ou moins chaotique, un besoin de vouloir faire le ménage là dedans, la force que cela peut donner.

    La phrase que tu as écrite: la peur qui est le signe que quelque chose de merveilleux est sur le point d’arriver. Ca me parle et me donne l’espoir et l’encouragement pour la suite.

    Merci!

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