Oh My Buddha

Blog Yoga

Tout recommencer, c’est possible

tout plaquer 2Je suis née dans le sud de la France. J’ai grandi au milieu des arbres et des champs, dans une campagne verdoyante et vallonnée, depuis laquelle on aperçoit la mer.

Chaque jour de mon enfance, je l’ai vécu sur une restanque entourée de vignes et d’oliviers, au milieu du bleu de la mediterranée à explorer les fonds marins, dans la chaleur du blé à regarder les avions passer, ou encore sur le chemin de terre qui traverse la colline où j’ai grandi.

Rien ne me prédestinait à la vie citadine… Et pourtant, à l’âge de 20 ans, j’ai mis les voiles pour la capitale, sans trop savoir ce que j’allais chercher dans cette agitation polluée alors que j’avais tout, ou presque, dans ce paradis bucolique.

Comme souvent, mon départ s’est fait à la dernière minute, suite à un nouveau coup de tête. Tout ce dont je me souviens avant de partir c’est de mon père qui, dans une étreinte, m’a dit : « allez, prend ton envol ! ».

Un an plus tard, un master de communication en poche, je décrochais mon premier CDI en tant que journaliste web. Question édito, tout était à faire dans la start-up parisienne qui venait de créer un poste juste pour moi. J’étais la seule à représenter l’équipe rédactionnelle, et je partais de rien. En deux ans environ, l’équipe édito était à peu près formée, et une quinzaine de journalistes freelance écrivait pour nous.

A 22 ans, je faisais la fierté de ma famille et avais tout ce dont une jeune parisienne active peut rêver : un appartement dans un arrondissement pas dégueu, un travail pas trop mal payé dans lequel j’évoluais, un amoureux et une bande de copains avec qui je festoyais chaque fin de semaine. En apparence, j’étais épanouie. A l’intérieur, je dormais profondément.

Parfois, je repensais songeuse à la phrase de mon père… Mon envol, je ne l’avais pas pris.

J’ai tenté une première fois de sortir de ce coma existentiel. J’ai démissionné de mon travail, rendu le bail de mon appart, quitté Paris et pris un billet « aller simple » pour Barcelone. Je me suis inscrite dans une école pour apprendre l’espagnol, trouvé une colocation à la « Cédric Klapish » et dit au revoir à mes copains parisiens.

Pendant 4 mois, j’ai bullé, rencontré des étrangers, appris la langue et testé mes limites. Un matin, je me suis réveillée aux urgences avec un mal de tête énorme et des douleurs un peu partout dans le corps. Commotion cérébrale. La veille, j’avais chuté des escaliers pendant une soirée Erasmus. Je ne me souvenais de rien. Il y a un moment où le corps ne peut plus endurer la surdité…

Suite à cet « accident », j’ai continué de fermer les yeux sur le changement que j’avais tenté d’entreprendre. Et toutes les excuses sont devenues bonnes pour rentrer : à commencer par mes amis qui m’attendaient. Mon retour a été chaotique, comme tout le reste finalement. J’ai mis du temps à me stabiliser, mais j’ai fini par retrouver un emploi quasi identique à celui que j’avais quitté, dans une grande boîte internationale cette fois.

Le serpent qui se mange la queue…

J’ai passé une nouvelle année les fesses vissées à ma chaise, devant un écran, à observer des gens insignifiants s’écouter parler en salle de réunion, à déchiffrer des chaines de mails dans lesquels plus personne ne sait parler français, à croiser le regard condescendant de mes supérieurs. Et surtout, à faire « du chiffre », « des stats ». A me déconnecter davantage de la personne que j’étais au fond et qui mourrais d’envie de tout faire voler en éclat, encore.

Un jour, « par hasard », je me suis portée volontaire pour être la « cobaye » d’un massage shiatsu. (Pour ceux qui l’ignorent : c’est un massage thérapeutique qui s’effectue par pression sur des zones énergétiques). Dès l’instant où la main de la masseuse et celle de son apprentie sont entrées en contact avec moi, il s’est passé quelque chose d’incroyable. J’ai compris à quel point je me négligeais, à quel point mon corps en souffrait, et à quel point cette vie ne me correspondait pas.

J’y suis retournée plusieurs fois, à chaque fois la réconciliation avec moi-même s’opérait davantage. C’était tellement intense qu’il arrivait que ce soit « douloureux », que je pleure toutes les larmes de mon corps sans comprendre pourquoi. Le lâcher prise.

Comme quoi, Einstein avait raison : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito ». Mon éveil était en marche, mais je ne savais toujours pas où cela me conduirait. Un an plus tard, quand j’ai pris mon premier cours de yoga, le sens de cette existence, ou plutôt le chemin qui y conduit, s’est en suite éclairé.

Je n’ai pas envie de rentrer en détail de tous les changements qui se sont opérés par la suite – ce serait interminables et puis c’est plutôt personnel – mais il y a des choses que je peux partager et qui, j’en suis sûre, nous concernent tous.

Par exemple, il est hors de question que je m’endorme chaque soir en sachant que, demain, je vais de nouveau passer la journée devant un écran d’ordinateur, entourée de gens qui pensent travailler en équipe alors qu’ils ignorent totalement qui je suis. Il est hors de question qu’un jour, quand mes enfants me demanderont « c’est quoi ton travail maman ? », je leur raconte ces journées absurdes et répétitives, qui n’apportent rien à l’être humain que je suis et à l’humanité en général, sinon davantage d’aberration et d’individualité.

Voilà, tout ceci est ce que je raconte, par fragments, à ceux qui me regardent l’air ahuri quand je dis que j’ai une formation de journaliste mais que je veux enseigner le yoga.

Parfois, les gens sont admiratifs, car à leurs yeux il faut de l’audace et du courage pour se reconvertir, partir à l’étranger et s’accomplir. Parfois, ils sont dubitatifs devant « l’illuminée » que je suis et me sortent des discours sur le fait de rester intégrer à la société, de « gagner sa vie ». D’autres me disent qu’ils aimeraient faire comme moi, mais qu’ils n’ont « pas le choix ». Je ne vois pas pourquoi la nature aurait décidé que moi, j’ai le choix, et eux non.

Bref, on ne peut pas empêcher les autres de nous juger. Mais quoi qu’il en soit, il ne faut jamais se justifier, ni essayer de leur faire entendre ce que nous avons compris. Il faut rester humble. Ce n’est pas parce qu’on est sur la bonne voie que l’on est supérieur à ceux qui se trompent. Tout ce que l’on peut faire, c’est continuer notre chemin, et partager avec ceux qui ont ouvert leur coeur.

45 Comments

  1. Ton billet m’a profondément touchée. Tu as mis le doigt sur toutes ces choses que l’on s’oblige trop souvent à faire alors qu’elles n’ont pas vraiment de sens.
    Je suis admirative de la faculté que tu as eu à questionner les choses alors qu’il aurait été si simple de se laisser encrouter dans le quotidien. Je te souhaite plein de belles choses sur cette nouvelle voie dans laquelle tu t’es engagée !

    • Laura
      23 mars 2015

      Merci Sandrine,
      Comme je te l’ai dit sur Hellocoton, ça me fait toujours chaud au coeur de voir qu’il y a des gens qui ont compris les mêmes choses que moi.
      A bientôt,
      L.

  2. alexou ;)
    22 mars 2015

    Je suis vraiment contente que tu te sois REtrouvée… Parce que j’ai toujours su que « ce » chemin était pour toi <3

    [D'autres se tournent vers l'Humanitude et la Bien-traitance à travers le métier d'infirmière ;)]

    • Laura
      23 mars 2015

      Merci Alexia !
      J’ai beaucoup d’admiration pour les infirmières, c’est un métier difficile, avec des horaires épouvantables et un manque criant de personnel, alors qu’on a tellement besoin de vous.
      Je t’embrasse

  3. D'ici et ailleurs
    22 mars 2015

    J’ai commenté sur Hellocoton avant de lire ce post… Et il me parle. Il me parle parce qu’après 1 an dans mon premier job (je suis diplômée d’école commerce, donc j’évolue dans un environnement un peu similaire à ce que tu as vécu), j’ai commencé à me sentir triste, tout le temps, enfermée, j’ai senti qu’un truc à l’intérieur de moi bouillait, et qu’il allait exploser un jour. J’ai tenu 2 ans, et j’ai demandé une rupture conventionnelle, que j’ai eu 6 mois plus tard.

    Voilà 3 mois que je cherche un peu ce que je veux pour ma vie. C’est dur, c’est stressant, je perds confiance en moi et j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais, mais au moins j’ai lancé la machine, j’ai brisé la serrure de ma cage.

    Je suis heureuse de voir que tu as pu le faire, et que tu as trouvé ta voix, que tu t’es réconciliée avec toi même. Ca fait du bien de voir que d’autres peuvent le faire.

    Je ne te souhaite qu’une chose : que ça continue.

    • Laura
      23 mars 2015

      Coucou,

      Merci pour le partage. Je ne me fais aucun souci pour toi, je suis sûre que tu vas trouver ta voie. Moi aussi j’ai vécu des moments de stress et de grands doutes au départ, mais justement ce sont dans ces moments-là qu’on a besoin d’être sa meilleure amie. Ce n’est pas évident de croire en soi quand on ne sait pas pour quelle raison (pas de travail, aucun horizon), mais tu vas très vite comprendre qu’on a pas besoin de raison justement. Et que tout ce que tu vis, tu en as besoin. Pourquoi ? Parce que tu le vis en ce moment 🙂

      Et comme tu dis : tu as fait la moitié du travail en brisant la serrure de ta cage. Bravo pour cela !

      Bon courage !
      A bientôt,

      L.

  4. mimatin
    25 mars 2015

    Coucou!

    Quel courage! je suis admirative vraiment ! je suivais tes articles plein d’humour sur ton blog « une bâtarde » et j’avais remarqué sur instagram ta passion pour le yoga je suis contente pour toi. L’avis des gens faut s’en balancer l’important c’est que tu sois heureuse et épanouie! C’est pas évident de trouver sa voie, personnellement je suis en plein questionnement sur mon métier d’infirmière parfois éprouvant et je suis un peu perdue. J’essaie de prendre du temps pour me poser les bonnes questions sur moi, de savoir ce que je veux…pas évident de tout envoyer promener, de quitter un CDI pour l’instant j’ai pas le courage…il me faut du temps, j’aurais le déclic!! Faut trouver le force de se lancer et pour ça je te dis bravo!! Je songe à m’inscrire à un cours d’essai dans un centre de yoga de ma ville, il propose plusieurs formes de yoga ça a l’air intéressant! J’aurais bien tester avec toi mais je n’habite pas sur paris! j’avais déjà expérimenter le pilates et ça m’avais bien plu!! En tt cas ton blog est sympa, je te souhaite le meilleur dans cette nouvelle voie!! Bonne continuation à toi <3

    mimi

    • Laura
      29 mars 2015

      Coucou,
      Merci beaucoup pour ton message. Comme tu le dis, ce n’est pas évident de trouver sa voie mais la seule raison pour laquelle nous n’y arrivons pas c’est que nous nous barricadons dans nos propres peurs, et que nous sommes conditionnés par de nombreux éléments extérieurs qui ne sont pas nous.
      Tu me diras si tu as essayé le Yoga et ce que tu en as pensé 🙂
      A bientôt,
      Laura

  5. Mathilde
    29 mars 2015

    Je découvre ton blog très sympa, et commence donc par le début. C’est toujours courageux je trouve de parler de choses aussi personnelles dans un blog, alors bravo !
    Aujourd’hui, est-ce que tu es prof de yoga à 100% ou tu as gardé une autre activité professionnelle ?
    Bises,

    • Laura
      29 mars 2015

      Coucou Mathilde,
      Merci beaucoup. J’avoue que j’ai longtemps hésité à publier cet article, car il est très personnel. Mais je crois que j’ai imaginé cela comme un pacte : vous lirez mes articles et me ferez confiance, en échange je vous montre un petit bout de qui je suis, de comment j’en suis arrivée là…
      Pour répondre à ta question, j’ai gardé une activité de journaliste, en écrivant de façon occasionnelle sur des sujets comme le bien-être ou le développement personnel. Et j’enseigne le Yoga à domicile – bientôt en studio si tout va bien. 🙂

  6. LaNe
    4 avril 2015

    C’est drôle comme ton expérience me « parle »… pour moi cet envol a été de quitter Paris et ma job en agence de comm, et finalement de quitter la France pour Montréal.
    J’ai eu, comme toi, des moments chaotiques, un 1er job dans mon domaine dans lequel je ne m’épanouissais pas, un licenciement sans explications, et une succession d’emmerdes avec l’immigration qui font que je n’ai pas pu vraiment reprendre le boulot comme je le souhaitais. En un an de hauts et de bas et de jobs instables, j’ai découvert énormément sur moi même, et pris beaucoup de recul sur ma vie d’avant.
    J’ai acquis beaucoup de certitudes et tout autant de doutes, mon chemin n’est pas terminé (tant que mon statut ne sera pas stabilisé en tous cas), et après un énième refus de permis de travail j’ai décidé de profiter des prochains mois pour faire une formation en massothérapie.
    Je ne sais pas si je lâcherai mon métier car j’adore ce que je fais – dans le bon contexte – mais je suis contente de pouvoir aborder un aspect plus concret des relations humaines. J’ai hâte de commencer ma formation, et j’espère pouvoir mixer mes deux métiers par la suite.

    Tu as eu du courage de commencer cette vie à Paris, pour moi ce n’est pas envisageable de concilier cette ville avec un rapport épanouissant aux autres et à soi même. Je te souhaite donc de réussir 🙂

    • Laura
      7 avril 2015

      Hello
      Merci pour ton message,
      Pendant ces moments de troubles, c’est important de rester connecté à soi. Tu verras plus tard que rien n’arrive par hasard, à commencer par cette formation de massothérapie. C’est une super occasion !
      Quant à Paris, c’est justement un super exercice au quotidien, mais je n’y ferai pas toute ma vie non plus 🙂
      A bientôt,
      Laura

  7. Bao
    4 avril 2015

    Super inspirant, merci 🙂

    • Laura
      7 avril 2015

      De rien 😀
      A bientôt,
      Laura

  8. Kezako
    5 avril 2015

    Bravo 🙂
    Ici c’est un peu le creux de la vague : je n’ai pas réussi à terminer des études (que j’aimais quand même pourtant), mais le fait de ne pas savoir quoi faire ensuite (les débouchés de celles-ci étaient relativement floues, voire limitées), que ça a finit en burn-out.
    J’espère pouvoir finir un jour, mais pour l’instant on tente de trouver sa voie ; il y a des idées de projets, mais sans certitude… Un ballotement. Mais bon 🙂
    Merci de nous faire partager ton expérience, c’est reboostant.
    Bonne continuation, et au plaisir de te lire 🙂

    • Laura
      7 avril 2015

      Coucou
      Merci pour ton message.
      Comme j’aime le dire souvent : après chaque coucher de soleil, il y a un lever 😉
      A bientôt,
      Laura

  9. WandyCaroline
    5 avril 2015

    Cet article me touche bcp ! Particulièrement en ce moment, après avoir arrêté mes études en communication, je vais bientôt atteindre un an de chômage. C’est déprimant. J’ai l’impression de me battre sans arrêt contre pole emploi, contre les employeurs, contre les gens qui donnent leur avis sans savoir… Je me remet énormément en question. Et je cherche désespérément à savoir ce que je voudrais vraiment faire, qui je veux être et ce qui pourra réellement me rendre heureuse dans la vie. ça me réconforte de voir que tu as su trouver ta voie et ton bonheur. J’espère trouver le mien rapidement ! 🙂

    • Laura
      7 avril 2015

      Bonjour Caroline,
      Merci pour le partage, je connais parfaitement l’état dans lequel tu te trouves. Je n’oublierais jamais ce qu’un de mes professeurs en Inde m’a dit : « we are what we are doing nothing ». As-tu déjà essayé la méditation ?
      A bientôt,
      Laura

      • WandyCaroline
        13 avril 2015

        Non, je n’ai jamais essayé. Mais c’est peut être une bonne idée (?). Mais je ne sais pas vraiment comment commencer la méditation, avec tous ces idées qui m’embrouillent l’esprit, ça ne va pas être évident ^^ 🙂

        • Laura
          15 avril 2015

          Tout commence par la respiration, juste en s’écoutant respirer le mental cesse de faire du bruit. Dès qu’une pensée revient, hop, tu te recales sur la respiration, sans la modifier. Tu peux essayer avant de dormir par exemple, quand tu n’arrives pas à tomber dans le sommeil à cause de tes pensées 😉

          • WandyCaroline
            17 avril 2015

            Je vais essayer ! 🙂

  10. Eve-Anne / votreyoga
    9 avril 2015

    Bonjour Laura
    Très bel article qui me parle beaucoup.

    J’ai moi-même auparavant travaillé comme prof de musique. Mais ça ne me convenait pas du tout. Au moment d’avoir un CDI, je me suis enfuie en courant. Je ne regrette rien.

    Je relaie ton article sur ma page facebook.

    A bientôt

    • Laura
      9 avril 2015

      Hello,

      Merci pour ton message et pour le partage sur FB.
      C’est marrant d’avoir commencé en tant que prof de musique. Est-ce que tu joues toujours d’un instrument ou tu as totalement rayé cet aspect de ta vie ?

      A bientôt,
      Laura

  11. Eve-Anne / votreyoga
    10 avril 2015

    Aujourd’hui, c’est totalement rayé … 🙂

    Namaste

  12. Laure
    10 avril 2015

    Merci pour ce bel article, Laura !
    Je crois qu’on arrive pas au Yoga par hasard et ton expérience en est une belle illustration !

    • Laura
      10 avril 2015

      Oui tu as tout à fait raison… Sur le moment on se dit : mais qu’est ce que je fais ici, avec ces gens ? Puis on comprend que sans tout cela, on en serait jamais arrivé là aujourd’hui.
      J’ai aussi l’impression que c’est en faisant l’expérience des plus grands extrêmes qu’on arrive à l’équilibre le plus absolu 🙂

  13. Alexandra de RdvYoga.com
    12 avril 2015

    Tu parles le cœur dans la main et cela se sent.
    Ton récit réveille, inspire. Je m’identifie dans beaucoup de passages. Je compatis…
    Merci pour cet article si fort, si sincère !
    Alexandra

    • Laura
      13 avril 2015

      Merci à toi Alexandra, c’est toujours agréable de savoir qu’il y a des personnes qui comprennent, et ressentent les mêmes choses…
      A bientôt,
      Laura

  14. Caroline
    28 avril 2015

    Félicitation Laura pour ton blog très inspirant!

    Nous nous sommes rencontré il y a environ un mois avec Pascale de Paralasalsa et Persenota pour échanger un peu et tu as assisté à sa séance de relaxation…Tu te souviens? 🙂

    Je projette aussi d’aller en Inde les prochains mois pour me former au hatha yoga à l’Ashram d’Arhanta…et j’aimerais échanger avec toi quelques questions d’ordre pratique concernant le voyage, si tu es disponible bien sûr…

    • Laura
      29 avril 2015

      Merci Caroline !

      Oui bien sûr, je me souviens très bien 😀

      C’est super ce projet en Inde. Avec plaisir nous pouvons échanger à ce sujet !
      Je contacte par email.

      A très vite,
      Laura

  15. Fanny
    10 mai 2015

    Bonjour Laura, tu l’as fait tôt ta crise de la quarantaine 😉 au moins t’auras pas perdu ton temps dans un openspace aliénant de 9:00 à 17:00 pendant encore quelques années supplémentaires. Ton histoire est à la fois banale parce qu’elle arrive à tous ceux qui cherchent à l’intérieur d’eux-mêmes, et forcément bouleversante quand on a traversé une période similaire: pour tout plaquer pour un tapis de yoga (ou autre) faut un élément déclenchant et du courage.
    Moi j’ai plaqué des années d’architecture pour mon tapis de yoga et mon carnet de croquis (ben oui c’est plus créatif qu’un cahier des charges technique).
    Je ne me suis jamais sentie aussi bien, même si les questions financières restent un point d’interrogation. Je pourrais continuer à palabrer comme ça, mais ça n’en finirait plus! Ton article m’a donc beaucoup touchée et je te félicite pour tes talents d’écriture!
    Ta sister de provence 😉

    • Laura
      11 mai 2015

      Bonjour Fanny,
      Je crois que tu as tout à fait percé le mystère : j’ai fait une méga crise de la quarantaine prématurée 😀
      Tu as bien fait de m’écrire car je découvre ton blog par la même occasion, je suis déjà fan de tes croquis !
      Comme toi, même si mon salaire de journaliste est encore loin derrière, je ne me suis jamais sentie aussi épanouie.
      On pourrait palabrer plus longtemps de visu un de ces 4 (je veux tout savoir sur l’endroit d’où tu viens en Provence !)
      A bientôt 🙂

  16. Léa (Savoure la Vie)
    13 juin 2015

    Merci Laura pour ton article qui me touche énormément.
    Bravo d’avoir eu le courage de faire ce que ton coeur te disait et de ne pas être restée enfermée dans quelque chose qui ne te plaisait pas au final.
    Je me remets un peu en question en ce moment, je ne sais pas ce que ça va donner, mais j’ai vraiment envie de faire quelque chose qui me passionne dans la vie. C’est parfois difficile de se détacher de ce qu’on pense qu’on DEVRAIT faire.
    Est-ce que tu accepterais que je mentionne cet article sur mon blog?
    Léa

    • Laura
      19 juin 2015

      Bonjour Léa,
      Merci à toi pour ton message !
      Bien sûr que tu peux mentionner cet article sur ton blog… Avec plaisir 🙂
      J’espère que tu trouveras ta voie, c’est dur de se détacher comme tu le dis mais une fois que l’on a compris qu’on devait le faire, on est déjà sur la voie…
      Laura

  17. […] Tout recommencer, c’est possible – Article de OhMyBuddha […]

  18. Leona Reading
    24 juin 2015

    Je suis tellement heureuse d’avoir découvert ton blog…
    J’ai vécu la même remise en question. Je suis diplômée en communication mais rester assise derrière un ordinateur à faire un travail insignifiant m’opprimait… Je partais pratiquement en courant tous les soirs ! Alors j’ai ouvert les yeux et j’ai commencé à partager sur Fit Your Dreams. « Sois à la hauteur de tes rêves. » est mon mantra et il m’a poussé à reprendre mes études pour devenir coach sportive. Aujourd’hui le yoga m’attire de plus en plus, j’ai déjà vécu de super expériences et je sais que je dois continuer à explorer cette voie là au fond de moi. C’est une évidence, alors je ne perds plus de temps.

    • Laura
      25 juin 2015

      Salut Leona (joli prénom au passage !)
      Merci pour tes messages… Je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule à m’être remise en question, et surtout à être aller au bout de la réflexion, c’est le plus important.
      Je découvre ton blog par la même occasion et j’aime beaucoup ton univers. Avec le parcours qui est le tien, je ne suis pas étonnée que nous trouvons écho l’une en l’autre 🙂
      A bientôt j’espère !
      Laura

  19. […] et on change de direction. Je pense à Laura qui a décidé de devenir prof de yoga et dont l’histoire résonne étrangement avec la mienne. Lucie et Thibault qui sont partis s’installer au fond de la Bretagne dans un moulin qui […]

  20. GT
    8 juillet 2015

    Bonjour,

    Je lis vos articles avec passion, J’ai quitté mon job dans la banque en septembre 2013 pour suivre plutôt mon coeur et mon âme…mais la je ne retrouve pas de travail, je ne veux plus travailler dans la banque et je suis perdu. Mon chomage arrive a la fin mais l’éveil est comme si mon ancien moi devait mourir. Qu’en pensez vous?

    GT

    • Laura
      9 juillet 2015

      Bonjour,

      Félicitations, il faut beaucoup de courage pour quitter un milieu dans lequel on ne s’épanouit pas. La question que vous me posez est difficile et personnelle. Je vais quand même essayer d’y répondre… Vous parlez de « suivre votre âme », justement c’est elle qu’il faut écouter. Que vous dit-elle ? Aujourd’hui, vous savez que vous ne voulez plus travailler dans la banque. C’est bien de savoir ce qu’on ne veut pas faire, mais pour avancer il ne faut pas rester focalisé dessus. C’est un peu comme prier et demander « Je ne veux plus être malade » au lieu de « Je veux guérir ». Vous voyez ? 🙂
      Essayez la méditation , écoutez-vous, parlez à vos guides… Courage, après chaque coucher, il y a un lever de soleil 🙂

  21. emilie
    18 mars 2016

    Bonjour,

    Je découvre ton blog (lien 3heures48minutes). Merci pour ce beau message, tu as choisi de poursuivre la voie qui est la tienne et de ne rien lâcher, c’est simplement magnifique et admirable.

    Je ne pense pas être en train de passer à côté de ma vie, mais je me questionne. Je pratique le yoga depuis 10 ans, je me nourris yoga, je suis imprégnée de cette pratique/philosophie / style de vie. Cependant, même si j’ai monté mon entreprise dans ce domaine, je souhaite me former encore et toujours. Or les formations coûtent souvent cher… Et l’argent est le nerf de la guerre n’est-ce pas ?

    Alors, j’y vais pas à pas, mais je progresse vers l’objectif que je me suis « fixé », c’est à dire de profiter de chaque minute et de vivre joyeusement, en conscience.

    L’important, c’est le chemin 😉

    Je suis heureuse d’avoir découvert ton blog, très inspirant !!!

    Merci !

    • Laura
      18 avril 2016

      Merci pour ton message <3

  22. Claire
    19 avril 2016

    Bonjour,

    Je te suis depuis un petit moment sur ton blog et je redécouvre ton billet qui me parle énormément. Je suis en ce moment en plein questionnement sur ma vie professionnelle.

    Mon métier est comme tu le décris ci bien dans ton billet, il consiste à avoir « les fesses vissées à ma chaise, devant un écran, à observer des gens insignifiants s’écouter parler en salle de réunion, à déchiffrer des chaines de mails dans lesquels plus personne ne sait parler français, à croiser le regard condescendant des supérieurs. Et surtout, à faire « du chiffre », « des stats » « .
    Je suis secrétaire commerciale, donc oui il faut faire du chiffre, beaucoup de chiffre.

    Je pratique le yoga depuis peu (6 mois 🙂 🙂 ) et ça m’a ouvert les yeux sur le fait que, mon métier n’est absolument pas en adéquation avec mes valeurs humaines, mes convictions…moi tout simplement.

    Je trouve ton parcours admirable, car tu as fais les choix qui te correspondaient et qui fait de toi une personne bien dans ses baskets (enfin c’est l’impression que tu donnes et je l’espère pour toi aussi 🙂 🙂 ).

    En tout cas je te remercie de nous faire partager ton histoire, ton parcours et j’espère trouver un jour le courage de prendre mon envol.

  23. Cindy Chatelais
    5 juin 2016

    Je me retrouve beaucoup dans ton histoire. Oui c’est important de ne pas se laisser envahir par le fonctionnement du monde actuel et trouver ce qui nous correspond vraiment même si c’est difficile de devir faire face aux jugements des autres des fois. Merci pour ce partage Laura. Cindy http://cindy-chatelais.fr

  24. Ekongkar Yoga
    3 décembre 2016

    Merci pour ce témoignage, cette page est pleine d’espoir

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Une image bien sympa est normalement à cette place. Actualise la page ça va le faire.Je m'appelle Laura, je fais du Yoga dans le sud de la France, à Paris et à Bali. Ici, je partage avec vous mon univers, tantôt cosmique, tantôt comique, tantôt les deux. J'aimerais beaucoup qu'on se rencontre ! Rendez-vous ici pour dérouler ton tapis avec moi.
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